Père Yannik Bonnet

Un ministre révolutionnaire à l'école : l'idéologie gender, une religion?

Cette rubrique renvoie, à partir de l'observation de l'actualité, aux articles de formation du père Bonnet.

Un texte du ministre V. Peillon, révèle le fond idéologique d'une propagande Gender diffusée comme une nouvelle religion. Ainsi, la diffusion de cette idéologie dans les crèches et dans les manuels scolaires a pour but d'éradiquer le passé....



Texte tiré du livre de Vincent Peillon, La Révolution française n’est pas terminée, 2008, Seuil :

Un ministre révolutionnaire à l'école : l'idéologie gender, une religion?
« La révolution française est l’irruption dans le temps de quelque chose qui n’appartient pas au temps, c’est un commencement absolu, c’est la présence et l’incarnation d’un sens, d’une régénération et d’une expiation du peuple français. 1789, l’année sans pareille, est celle de l’engendrement par un brusque saut de l’histoire d’un homme nouveau. La révolution est un événement méta-historique, c’est-à-dire un événement religieux. La révolution implique l’oubli total de ce qui précède la révolution. Et donc l’école a un rôle fondamental, puisque l’école doit dépouiller l’enfant de toutes ses attaches pré-républicaines pour l’élever jusqu’à devenir citoyen. Et c’est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle église avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la loi. »

Le Gender : les nouvelles tables de la Loi?

Mao avait utilisé le même concept de la table rase du passé. Or, cela ne peut s'imposer que par la violence. On voit bien que les lois imposés à un peuple qui n'en veut pas, même nommées " révolution", finissent par la chute du tyran...
Notons l'emploi de l'école : " Dépouiller l'enfant de toutes ses attaches pré-républicaines" : en réalité, c'est la main mise de l'Etat sur l'éducation, à la place des parents. Dépouiller....là encore, violence. On est à l'opposé, et pour cause, du texte de Vatican II sur l'Education : ( Gravissimum Educationis )

 Les droit et devoir, premiers et inaliénables, d’éduquer leurs enfants reviennent aux parents. Ils doivent donc jouir d’une liberté véritable dans le choix de l’école. Les pouvoirs publics, dont le rôle est de protéger et de défendre les libertés des citoyens, doivent veiller à la justice distributive en répartissant l’aide des fonds publics de telle sorte que les parents puissent jouir d’une authentique liberté dans le choix de l’école de leurs enfants selon leur conscience.

Le même texte du Concile avertissait déjà sur ces deux points indissolubles : parents et professeurs doivent  ensemble veiller à ce point si important  de la vocation particulière attribuée à l'homme et à la femme.

Qu’ils  ( les professeurs ) travaillent en collaboration, surtout avec les parents ; qu’en union avec ceux-ci, ils sachent tenir compte dans toute l’éducation de la différence des sexes et de la vocation particulière attribuée à l’homme et à la femme, par la Providence divine, dans la famille et la société.


Ne parlons pas de l'utilisation des termes de la foi catholique, inversée par Vincent Peillon puisque la transubstantiation selon l'inversion révolutionnaire consiste non pas à donner mais à dépouiller. Le Gender tend à s'imposer comme " nouvelles tables de la Loi", une loi qui nie la loi naturelle, donc une idéologie perverse. Sur la Loi Naturelle, voir ici les articles du père Bonnet sur le sujet.

Donc, le programme : embrigader l'enfant dans une école qui le sépare de l'éducation parentale. Cela vous rappelle quelque chose? 

A l'heure où le gender s'impose dans les manuels, dans les crèches, il est urgent de redonner à l'école catholique sa liberté vis-à-vis de l'Etat.  Comme le rappelle le cardinal Vingt-Trois,  ( ici, sur le site de la Conférence des évêques de France) l'enseignement catholique est d'abord confessionnel. On constate d'ailleurs que les nouveaux statuts de l'enseignement catholique donnent à nouveau aux évêques un droit de regard et de choix des directeurs. Une réaction intelligente qui était urgente! En réalité, comme le souligne la Croix ( ici ) , l'enseignement catholique sous contrat est devenu un enjeu pastoral, en d'autres termes, il doit être...ré-évangélisé ?

Face aux propos de V. Peillon et aux évolutions de la société, l'enseignement catholique a tout intérêt à préserver aussi son autonomie. L'heure est à la création et au soutien d'écoles catholiques vraiment libres où n'entrent pas les théories ( ni les manuels) du Gender !




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