Père Yannik Bonnet

Saint Jean-Paul II et l'indissolubilité du mariage dans la théologie du Don de Soi.



Un saint qui voyait très loin..." Le pape de la famille".

Le portrait de Saint Jean-Paul II et une relique du Saint offerte par le cardinal Dziwisz, dans le sanctuaire de la divine Miséricorde de Rome, San Spirito in Sassia, près de la place saint Pierre, le jour des canonisations.
Le portrait de Saint Jean-Paul II et une relique du Saint offerte par le cardinal Dziwisz, dans le sanctuaire de la divine Miséricorde de Rome, San Spirito in Sassia, près de la place saint Pierre, le jour des canonisations.
Le pape François dans son sermon de canonisation des deux saints du Concile Vatican II, saint Jean-Paul II et Saint Jean XXIII, a défini Jean-Paul II comme " le pape de la famille".

"C'est l'image de l'Église que le Concile Vatican II a eu devant lui. Jean XXIII et Jean-Paul II ont collaboré avec le Saint-Esprit pour restaurer et actualiser l'Église selon sa physionomie d'origine, la physionomie que lui ont donnée les saints au cours des siècles. N'oublions pas que ce sont, justement, les saints qui vont de l'avant et font grandir l'Église. Dans la convocation du Concile, Jean XXIII a montré une délicate docilité à l'Esprit Saint, il s'est laissé conduire et a été pour l'Église un pasteur, un guide-guidé. Cela a été le grand service qu'il a rendu à l'Église ; il a été le Pape de la docilité à l'Esprit. 

Dans ce service du Peuple de Dieu, Jean-Paul II a été le Pape de la famille. Lui-même a dit un jour qu'il aurait voulu qu'on se souvienne de lui comme du Pape de la famille. Cela me plaît de le souligner alors que nous vivons un chemin synodal sur la famille et avec les familles, un chemin que, du Ciel, certainement, il accompagne et soutient. 

Que ces deux nouveaux saints Pasteurs du Peuple de Dieu intercèdent pour l'Église, afin que, durant ces deux années de chemin synodal, elle soit docile au Saint Esprit dans son service pastoral de la famille. Qu'ils nous apprennent à ne pas nous scandaliser des plaies du Christ, et à entrer dans le mystère de la miséricorde divine qui toujours espère, toujours pardonne, parce qu'elle aime toujours." Homélie du Pape François pour les canonisations.

Et si pour le " chemin synodal" commencé par le pape François, on relisait les audiences de Saint Jean-Paul II sur la théologie du Don de soi?

La " théologie du don de soi", appelée aussi théologie du corps, ou théologie de la pastorale sexuelle et familiale, est un des trésors légués par Saint Jean-Paul II à l'Eglise, un des moyens par lesquels il a oeuvré pour, selon l'expression du Pape François," restaurer et actualiser l'Église selon sa physionomie d'origine".



Or, ce mot, " origine" est aussi le mot qui donne l'impulsion des catéchèses du mercredi au cours desquelles Saint Jean-Paul II a rénové, restauré la théologie de l'Eglise concernant l'indissolubilité du mariage. Il en sera beaucoup question dans le synode convoqué par le pape François. Voici ce que disait saint Jean-Paul II dans sa première catéchèse inaugurale sur le sujet, catéchèse qui ouvre toute la Théologie du Don de Soi.

D'où vient l'indissolubilité du mariage? La réponse de Saint Jean-Paul II.

3. « Origine » signifie donc ce dont parle le livre de la Genèse. C’est par conséquent le texte de la Genèse, 1, 27, que le Christ cite sous une forme résumée : « Dès l’origine, le Créateur les fit homme et femme », alors que le texte original complet dit textuellement : « Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu, il le créa, homme et femme il les créa. » Ensuite, le Maître cite Genèse, 2, 24 : « C’est pourquoi l’homme abandonnera son père et sa mère et il s’unira à sa femme et les deux seront une seule chair. » En citant ces paroles presque « in extenso », le Christ leur donne un sens normatif encore plus explicite (étant donné qu’il était possible que dans le livre de la Genèse elles apparaissent comme des affirmations de fait : « Abandonnera…, s’unira…, seront une seule chair., ). Le sens normatif est plausible puisque le Christ ne se limite pas à cette citation, mais ajoute : « Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Eh bien ! ce que Dieu a uni, l’homme ne doit point le séparer. » Cette expression « ne doit point le séparer » est déterminante. A la lumière de cette parole du Christ, le texte de la Genèse, 2, 24, énonce le principe de l’unité et de l’indissolubilité du mariage comme étant le contenu même de la parole de Dieu, exprimée dans la Révélation la plus ancienne.

4. On pourrait, alors, soutenir que le problème est résolu, que les paroles de Jésus-Christ confirment la loi éternelle formulée et instituée par Dieu « dès l’origine », comme la création de l’homme. Il pourrait également sembler qu’en confirmant cette loi essentielle du Créateur, le Maître ne fasse pas autre chose que de donner exclusivement son propre sens normatif, en se référant à l’autorité même du premier législateur. Cependant, cette expression significative « dès l’origine », deux fois répétée invite clairement les interlocuteurs à réfléchir sur la façon dont a été formé l’homme dans le mystère de la Création — il les fit « homme et femme »— pour bien comprendre le sens normatif des paroles de la Genèse. Et cela vaut tout autant pour les interlocuteurs d’aujourd’hui que pour ceux d’alors. Par conséquent, dans la présente étude, en considérant tout ceci, nous devons nous mettre réellement dans la position d’interlocuteurs actuels du Christ.

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