Père Yannik Bonnet

Rénover nos institutions politiques? Père Y. Bonnet



Peut-on rénover nos institutions politiques ?
Qu'il y ait nécessité à le faire dans notre pays, c'est une évidence, comme le montre la désaffection de nos compatriotes pour ce qu'on appelle les partis de gouvernement. Chose étonnante, c'est à ce moment de la cinquième République que Marine Le Pen fait prendre au parti fondé par son père  un virage important pour qu'il devienne considéré dans l'opinion publique comme un possible parti de gouvernement!

C'est également au même moment que Sarkozy change le nom de son parti pour lui donner celui des " Républicains ", pour bien montrer qu'il l'inscrit dans la mouvance franc-maçonne des cinq Républiques issues de la Révolution Française. Le monde politicien actuel montre bien ainsi sa volonté de ne rien changer à des institutions qui ont fait faillite et il ne faut donc rien attendre de l'échéance de 2017.

Personnellement, j'en déduis qu'il ne suffit pas de travailler à faire la liste des mesures à prendre pour bâtir un projet de relèvement du Pays, même si c'est nécessaire. Il me semble essentiel de faire parallèlement un travail de philosophie politique, en s'inspirant de St Thomas d'Aquin et de tous ceux qui à sa suite ont réfléchi sur les institutions, pour proposer un mode d' organisation politique compatible avec la doctrine sociale de l'Eglise mais aussi avec le génie propre de la France.
Quand on emploie le mot de démocratie, il est capital de savoir que ce terme est ambigu. Pour beaucoup, il signifie que la souveraineté du peuple doit s'exercer par le suffrage universel pour désigner et contrôler ceux qui exercent le pouvoir. Le poids des media est tel que ce sont eux qui font et défont les hommes politiques, ce qui amène à envisager le terme de démocratie, dans un sens plus étymologique, celui du pouvoir " laissé "au peuple.

Entendons par là qu'il s'est installé en France depuis la Révolution une habitude jacobine de concentrer le maximum de pouvoirs au sommet et d'en laisser exercer le moins possible aux échelons inférieurs du " millefeuille ". Cette organisation des pouvoirs à partir du haut est directement contraire au principe de subsidiarité, qui veut que l'on ne mette jamais un pouvoir de décision à un niveau s'il peut être exercé à un niveau inférieur.

Autrement dit, il faut commencer par attribuer à la famille tous les pouvoirs qu'elle est en droit d'exercer par sa nature propre avant de confier les autres en remontant aux cellules sociales compétentes. Diminution garantie du nombre de couches du millefeuille et élimination au sommet de toutes sortes de décisions qui l'encombrent et retardent celles qui sont de son niveau. Allègement assuré et considérable du coût de notre administration. Nous sommes le pays le plus rétrograde dans ce domaine et cela plombe notre redressement, augmente notre chômage, paralyse nos entreprises, décourage les plus dynamiques de nos jeunes.

C'est le projet de bien commun qui doit " descendre " du sommet de la hiérarchie et se décliner en sous projets successifs, mais les échelons d'exercices des pouvoirs se mettent en place selon le principe de subsidiarité à partir de la base. Voyez le nombre de lois inutiles votées et l'impossibilité, vu leur nombre, de les pourvoir des décrets d'application nécessaires et plus encore de simplement en connaître l'existence et vous comprendrez cette nécessité de rénover profondément l'organisation de nos institutions et pas seulement de lister les actions à mener.


Père Y. Bonnet
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