Père Yannik Bonnet

Pour une foi revigorante : ne laissons pas dans l'ombre les réalités positives. P. Y. Bonnet



 

Le Pape François ne cesse de nous inviter à être des chrétiens qui témoignent d'une réelle et profonde joie, à la fois intérieure et visible. Il est clair que l'évangélisation indispensable ne peut se passer d'évangélisateurs  qui donnent envie de partager une Foi manifestement revigorante.

Mais diront les observateurs réalistes de notre société : est il bien raisonnable de se réjouir ? Si on trie les faits de société en ne conservant que ceux qui révèlent les dangers, les difficultés, les drames et les dysfonctionnements multiples, c'est vrai, il ne reste plus qu'à se lamenter en attendant de quitter cette vallée de larmes. Mais, sans faire preuve d'un optimisme niais, il est vivifiant de ne pas laisser dans l'ombre les réalités positives du monde dans lequel nous vivons.
 

Un premier exemple, durant les trois jours précédant la Fête de Pâques, j'ai été frappé par le nombre des catholiques  qui revenaient recevoir le pardon de Dieu après des années ( cinq, dix , vingt et même trente ans ) passées sans avoir fait la démarche, fût-elle seulement annuelle de la confession. Il pouvait s'agir soit de " recommençants ", soit de fidèles à la Messe dominicale, qui avaient cesser de se confesser.
Peu importe d'ailleurs, l'essentiel est que la pompe soit réamorcée! Au passage, il se confirme que " l'offre " de confession doit être régulière, abondante, clairement précisée, adaptée à la population, pour provoquer la " demande ".

C'est dire que, si la réunionite doit être ramenée au strict minimum par l'usage judicieux de la délégation et de l'utilisation optimale des compétences, la formation et la sanctification des fidèles sont les rôles prioritaires des prêtres, comme l'a souligné " Lumen Gentium ", voici cinquante bonnes années.
 

Un deuxième exemple, c'est justement le besoin de formation qui est de plus en plus exprimée par les catholiques, quel que soit leur niveau de culture profane, ce qui exige de la part des prêtres et des formateurs en général une simplicité de vocabulaire, qui ne nuit en rien bien au contraire à la solidité du message. Je peux en outre témoigner de la reconnaissance des fidèles qui se sentent considérés et découvrent avec joie que l'enseignement de l'Eglise est accessible aux petits et aux humbles, comme le Christ l'a exprimé en exultant de joie.

Il me semble que l'art de la vulgarisation ainsi que celui de l'argumentation, et bien sûr celui de l'homélie, mériteraient une place plus importante dans la formation des futurs prêtres, tant ils sont essentiels pour que les fidèles laïcs puissent jouer leur rôle évangélisateur à leur tour.
 

Un troisième exemple, c'est la satisfaction dont témoignent les couples, au demeurant souvent assez éloignés de toute pratique religieuse mais désireux d'un mariage chrétien, quand ils reçoivent une solide préparation au mariage, porteuse de multiples questions qu'ils ne s'étaient jamais posées et dont ils découvrent la pertinence. Je viens d'en avoir la confidence par des jeunes qui en ont bénéficié, à l'autre bout du monde et en langue anglaise ! Preuve que l'Eglise a toujours de grandes facultés d'adaptation à une réalité qui évolue sans cesse.
 

Le Pape François nous incite à la joie et grâce lui en soit rendue. Non seulement le pire n'est jamais certain, mais, comme dit Saint Paul , là où le péché abonde, la Grâce surabonde. Comme l'abondance du péché n'est pas douteuse, exultons , mes frères , Dieu travaille au renouveau !

Père Y. Bonnet

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