Père Yannik Bonnet

Observatoire : magistère, médias et franc-maçonnerie.



L'affaire d'Annecy : merci à un évêque qui respecte le droit ecclésial.

Grand orient de france : un culte avec d'autres références que la foi catholique, d'autres liturgies...Vous ne pouvez servir deux maîtres, dit l'Evangile!
Grand orient de france : un culte avec d'autres références que la foi catholique, d'autres liturgies...Vous ne pouvez servir deux maîtres, dit l'Evangile!
Ce que l'article du Point, bien informé et partial, essaie de faire passer comme fausseté n'est pas dans les très exactes informations canoniques, mais dans les informations passées sous silence.
La première désinformation de cet article est de faire croire que le curé est " expulsé" de sa paroisse : l'Eglise se différencie des sectes en ce qu'elle respecte son propre droit. Un curé qui manque à son devoir de curé, c'est la cas du prêtre concerné, perd sa charge mais n'est pas laissé sans moyen de subsistance. ( canon 195 et 281 ) Sa révocation ne le met jamais à la rue, comme l'indique le Figaro. Notons qu'en devenant franc-maçon, un prêtre abandonne la foi catholique. Le droit des fidèles à avoir des pasteurs francs mais pas maçons doit être respecté ! Une inexactitude du Figaro aussi : la Congrégation pour la Doctrine de la Foi aurait exigé le départ du prêtre, ce qui est la traduction tendancieuse d'une saine réalité ecclésiale : c'est le droit ecclésial qui exige ce départ, exigence qui n'est pas arbitraire ou liée à des personnes, mais motivée théologiquement.
Le prêtre est donc devant un choix en conscience : le Christ ou la franc-maçonnerie, c'est-à-dire un autre culte, donc....respectons le choix en conscience de ce prêtre, mais qu'il soit cohérent ! En attendant son choix, l'Eglise ne l'abandonne pas et agit pour l'aider à revenir à la foi, tout en respectant sa liberté de conscience et en lui demandant une attitude cohérente. 

Jean Paul II définissait ainsi les mesures encourues par un fidèle ou un prêtre en rupture de communion: 

"Et même, dans la perspective d'une Eglise qui garantit les droits de chacun des fidèles, mais aussi promeut et protège le bien commun, condition indispensable pour le développement intégral de la personne humaine et chrétienne, la discipline pénale a elle aussi une place positive: la peine portée par l'autorité ecclésiastique (mais qui est en réalité la reconnaissance de la situation dans laquelle s'est mise celui qui l'a encourue) doit en effet être considérée comme un instrument de communion, c'est-à-dire un moyen de remédier aux carences en matière de bien individuel et de bien commun, qui se sont manifestées dans le comportement antiecclésial, délictueux et scandaleux de membres du peuple de Dieu." ( Dicours à la Rote, 1979)

Ce que dit le magistère exactement : la motivation théologique pour le salut des âmes : un petit document clé signé Ratzinger et Jean-Paul II

La route vers le rétablissement, c'est le but de la sanction canonique.
La route vers le rétablissement, c'est le but de la sanction canonique.
Dans quel piège ce prêtre est-il tombé? On pourrait dire qu'il s'agit d'une forme de syncrétisme, de désir de servir deux maîtres incompatibles entre eux. Ce qui est contraire au salut des âmes. Voici le document clé :

DÉCLARATION SUR L’INCOMPATIBILITÉ ENTRE L’APPARTENANCE À L’ÉGLISE ET LA FRANC-MAÇONNERIE  ( source, site du Vatican)

On a demandé si le jugement de l’Eglise sur les associations maçonniques était changé, étant donné que dans le nouveau Code de droit canonique il n’en est pas fait mention expresse, comme dans le Code antérieur.
Cette Congrégation est en mesure de répondre qu’une telle circonstance est due au critère adopté dans la rédaction, qui a été suivi aussi pour d’autres associations également passées sous silence parce qu’elles sont inclues dans des catégories plus larges.
Le jugement négatif de l’Eglise sur les associations maçonniques demeure donc inchangé, parce que leurs principes ont toujours été considérés comme inconciliables avec la doctrine de l’Eglise, et l’inscription à ces associations reste interdite par l’Eglise. Les fidèles qui appartiennent aux associations maçonniques sont en état de péché grave et ne peuvent accéder à la sainte communion.
Les autorités ecclésiastiques locales n’ont pas compétence pour se prononcer sur la nature des associations maçonniques par un jugement qui impliquerait une dérogation à ce qui a été affirmé ci dessus, dans la ligne de la déclaration de cette Congrégation du 17 février 1981 (cf. AAS 73, 1981, p. 240-241: DC 1981, n° 1805, p. 349. Voir aussi la déclaration de l’épiscopat allemand du 12 mai 1980, DC 1981, n° 1807, p. 444-448).
Le Souverain Pontife Jean-Paul II, dans l’audience accordée au cardinal préfet soussigné, a approuvé cette déclaration, qui avait été délibérée en réunion ordinaire de la Congrégation, et en a ordonné la publication.
A Rome, au siège de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, le 26 novembre 1983.

Joseph, card. RATZINGER
Préfet
+ Fr. Jérôme Hamer, O.P.
Secrétaire
 


 


Une partie de la désinformation laissait entendre que l'Eglise, dans son nouveau code de droit ecclésiale de 1983 n'avait plus le même jugement clair sur la franc-maçonnerie. En réalité, son jugement clair s'est élargi à d'autres réalités incompatibles avec la foi, désormais susceptibles d'être nommées et désignées comme telles. Il s'agit d'une mise en garde et d'une protection contre les sectes dans leur ensemble. Le document ci-dessus fait comprendre aussi que l'échelon local ne peut relativiser de lui-même la nocivité d'une secte locale : seule Rome peut se prononcer sur des critères de foi. Donc, pas de tricheries qui induiraient les fidèles en erreur, pas d'arbitraire dans la désignation du bien et du mal, mais un langage clair. Heureusement!


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