Père Yannik Bonnet

Le rôle de l'entreprise pour être heureux au travail.

En ces temps si difficiles, il est bon de tenir la barre et de donner les principes qui rendent heureux au travail.



Le rôle de l’entreprise

Le rôle de l'entreprise pour être heureux au travail.
L’entreprise est une communauté de personnes, une « cellule » de société, dont la vocation particulière est de fournir des biens et ou des services à des clients contre un paiement en retour. Elle peut se contenter de distribuer ces biens et services ou les produire elle-même, voir chercher, développer, innover mais, en tout état de cause, elle fait partie de l’économie marchande. Ceci ne l’empêche pas d’être en même temps une communauté humaine où le « bouclage » entre le social et l’économique doit être valable tant au niveau macroéconomique qu’au niveau microéconomique : l’économique doit assurer le social et permettre un bon fonctionnement à tout les niveaux. 

La priorité à l'homme.

L'homme n'est pas un simple rouage de l'entreprise mais un travailleur qui participe et dont le développement humain intégral représente le but ultime du travail.
L'homme n'est pas un simple rouage de l'entreprise mais un travailleur qui participe et dont le développement humain intégral représente le but ultime du travail.
La doctrine sociale de l’Eglise ne s’y est pas trompée, elle donne légitimement la priorité à l’homme en refusant que le travail soit considéré comme une « marchandise », soumise à la loi de l’offre et de la demande, et en soulignant toute la valeur psychologique, morale et spirituelle de cette activité, spécifique de l’homme, qu’est le travail. Centesimus Annus « reconnaît le rôle pertinent du profit comme indicateur de bon fonctionnement de l’entreprise(JEAN-PAUL II, Centesimus annus n°35, 1991), loue la capacité d’initiative et d’entreprise, reconnaît la valeur de l’économie de marché et ses limites qu’il préfère appeler l’économie libre.

Libre entreprise et protection de l'homme.

Le rôle de l'entreprise pour être heureux au travail.
Et la liberté est une bonne chose mais il y a un « devoir d’en faire un usage responsable » (JEAN-PAUL II, Centesimus annus n°32, 1991). Le profit est un signe de santé économique mais il arrive que « les hommes qui constituent le patrimoine le plus précieux de l’entreprise soient humiliés, offensés dans leur dignité ». (JEAN-PAUL II, Centesimus annus n°35, 1991) En conséquence, la libre entreprise est encouragée par la doctrine sociale de l’Eglise, dans un cadre politique, institutionnel et juridique, qui garantit le développement du bien commun.

Les partenaires de l'entreprise : des sujets participants.

Mais il est nécessaire de montrer qu’à l’intérieur d’un tel cadre, l’entreprise ne peut se contenter de bien gérer l’économique. A son niveau, elle a aussi à assurer l’équilibre de des trois partenaires essentiels, client, épargnant, travailleur et particulièrement à traiter ce dernier comme un sujet, un acteur, un participant et non comme un objet, un simple exécutant, un numéro sur un listing administratif. Vis-à-vis de chacun des trois partenaires, l’entreprise doit avoir un comportement pas seulement conforme à la loi et à la réglementation mais respectueux de la morale. Pour organiser notre réflexion sur le rôle de l’entreprise, pour que l’économie soit au service de l’homme, nous retiendrons trois lignes d’action, dont il conviendra d’assurer la cohérence, la santé économique, l’insertion sociale de l’entreprise, le management des hommes. Ce seront les articles suivants.

Père Y. Bonnet
 
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Les raisons d'être de la Doctrine sociale de l'Eglise. | Les principes de base pour comprendre la DSE. | Comprendre Caritas in Veritate. | L'action des catholiques sociaux en France. | Les Droits de l'Homme au regard de l'Eglise. | Etre heureux au Travail | Evangelii Gaudium et la Doctrine sociale.



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