Père Yannik Bonnet

Le principe de subsidiarité...et l'organisation des rythmes scolaires.



Pour le professeur quelle que soit la matière, pour celui qui coordonne ( professeur principal, professeur des Ecoles).

Le principe de subsidiarité...et l'organisation des rythmes scolaires.
Nos enfants sont confrontés de plus à plus à une multitudes d'intervenants dans les classes, à tous les niveaux ( du primaire au lycée), la notion de professeur unique tenant sa classe tel un capitaine " seul maître à bord" disparaît au profit d'un travail d'équipe. On peut être pour au contre, mais c'est avant tout un fait avec lequel les parents doivent composer, ainsi que l'élève. 

Avec la réforme des rythmes scolaires, les intervenants vont se multiplier.  On peut constater déjà des problèmes ( bien français?) d'organisation et de coordination. Voir ici, par exemple, dans le Var. 



Comment réagir ?

Un remède peut déjà s'appliquer qui s'applique de façon quotidienne et dont l'efficacité reste méconnue : le principe de subsidiarité au niveau le plus local, le plus restreint, celui de la classe, de l'établissement. 

Avant tout, un rappel de la méthode pour appliquer le principe de subsidiarité de façon générale, par le père Yannik Bonnet.

Puis, une application plus restreinte.

Pour les parents qui cherchent à savoir qui est en charge, à quel moment, de leur enfant.

Il revient au coordinateur ( chef d'établissement, professeur principal ) d'indiquer clairement à tous les points suivants :

- Qui fait quoi.
-A quel moment.
-Dans quelles conditions matérielles : lieu, déplacement, trajet, local.


Ce même coordinateur indique ainsi à chaque intervenant les règles et la mission, mais ne le fait pas lui-même, selon le principe qui veut qu'il respecte l'autonomie de chaque échelon et n'intervienne qu'en cas de défaillance répétée pour redéfinir la mission et veiller à son application correcte.



L'usage d'un planning récapitulatif accessible à tous : enseignants, intervenants, élèves, parents,municipalité, coordinateurs.

Il est parfois nécessaire d'écrire le planning des élèves, avec les horaires et les intervenants en charge, les moyens de les joindre selon les lieux et les déplacements et le matériel que l'élève doit avoir avec lui. 

L'aide la plus précieuse du principe de subsidiarité au niveau de l'aménagement des rythmes scolaires réside dans :

-la qualité et la précision de l'information
-la clarté de la mission de chacun : qui accompagne par exemple les trajets d'un lieu à l'autre, l'intervenant ou bien le professeur principal, ou bien un élève délégué, etc.
-en cas de " ratage", s'adresser à l'échelon concerné ( joignable facilement grâce au planning distribué à tous) et non pas au coordinateur, en vertu du fait que l'erreur est humaine et peut être réparée au niveau où elle a été commise. On évite ainsi bien des amours-propres inutilement froissés et la surcharge des responsables hiérarchiques dont le rôle n'est pas de tout faire ou de tout réparer !
- les élèves ne peuvent plus jouer sur plusieurs tableaux en opposant les autorités mal définies ! 


Gageons que le principe de subsidiarité gagne à être appliqué, ce qui conserve à chacun " autant de liberté que possible, autant d'autorité que nécessaire" ( père Taparelli, cité par le père Bonnet.) tout en évitant les prises de pouvoirs indues à l'occasion de périodes de désordres et d'installation de nouveaux rythmes!

Reste que cela ne remédie pas à un problème éducatif plus fondamental, qui est de savoir qui sont les " acteurs éducatifs" en charge lorsque les rythmes scolaires impliquent tant de monde, de la municipalité en passant par la sécurité des trajets, la surveillance des lieux, les parkings pour les parents allant chercher leurs enfants, etc! 
Admin




Transmettre un bagage solide. | Nos actions. | Les Fondamentaux de l'éducation. | Les Fondamentaux de la Doctrine Sociale. | Les Fondamentaux de la Foi. | Solidaires dans l'éducation de tout l'homme. | Solidarité Espace Donateurs | Anthropologie | Boutique AESmag | Observatoire



Inscription à la newsletter