Père Yannik Bonnet

Le choix est clair : c'est l'Espérance ou rien.



 

Depuis l'élection de François Hollande, mon quotidien local, qui me permet de me tenir au courant de la vie environnante, me semble avoir viré de façon opportuniste en direction du pouvoir. Il publie, au moment où j'écris, le résultat d'un sondage BVA, dont j'ignore de quelle manière ont été rédigées les questions posées aux " 994 personnes représentatives de la population française ". De ce sondage, il ressort que la population française approuve les changements de civilisation apportées par les lois récentes et que les catholiques autoproclamés y sont également favorables, avec un pourcentage un peu inférieur quand ils se disent pratiquants réguliers.

Seule l'homoparentalité " cristallise les crispations des catholiques et plus spécifiquement des pratiquants ". Et bien sûr, les auteurs du sondage affirment qu'une grande majorité des sondés souhaite que l'Eglise " s'adapte aux évolutions de la société ", mentionnant l'usage du préservatif, le mariage des prêtres, l'ordination des femmes et le remariage des divorcés ".

Mon journal semble se réjouir que les manifestants opposés au mariage pour tous ne soient pas représentatifs de " l'ensemble de la population française qui se dit catholique ". Je me doute bien qu'il y a là de l'intox mais il me semble néanmoins que la " dégringolade " spirituelle, morale et culturelle, se poursuit même si le renouveau s'affirme dans une petite partie de la population. Autrement dit , nous sommes bien un " petit reste ", pour reprendre une expression appliquée à la population israélite de l'Ancien Testament et nous devons éliminer tout espoir d'un redressement politique du pays.

Que les catholiques autoproclamés s'en persuadent et le plus tôt sera le mieux : ou ils comprennent qu'ils ne peuvent plus compter que sur la Providence ou ils vivront de cruelles déceptions. Entendons nous bien, il ne s'agit pas de déserter la vie politique car il peut y avoir à faire concrètement des actions servant le bien commun, mais sans nourrir d'illusions, comme des serviteurs inutiles.

L' Evangile nous donne l'admirable exemple du Christ, qui remplit la mission que Lui a donnée le Père, sachant très bien qu'elle passera par le chemin de l'arrestation, de la débandade des apôtres, de la mort en Croix et de la mise au tombeau. Il n'arrivera pas à faire accepter aux douze la voie de cet échec apparent et Pierre se permettra même de lui faire des remontrances! Que cela nous serve de leçon, le serviteur n'est pas plus grand que le Maître, comme Il a été persécuté nous le serons et nous ne tiendrons le coup que dans l'Espérance théologale. Le choix est clair , c'est l'Espérance ou rien.

 

Conseils pratiques : ne pas nous replier sur nous même, dans nos angoisses et nos difficultés, ce serait suicidaire; nous abandonner totalement à la Volonté du Père dans les mains de Marie; nous confesser très régulièrement, communier le plus souvent possible, offrir toutes nos souffrances et épreuves en union avec le Christ en Croix, demander à l'Esprit Saint ses précieux dons pour faire les bons choix et nous y tenir. Nous avons aujourd'hui les secours indispensables, grâce au renouveau réel, qui s'est amorcé dans notre Eglise de France avec une nouvelle génération de prêtres, certes peu nombreux mais conscients des besoins de leurs ouailles. Je peux témoigner que cela n'a pas toujours été le cas dans mes vies antérieures! Courage , Dieu donnera la victoire.

Père Yannik Bonnet

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