Père Yannik Bonnet

Comment Dieu élève les humbles à travers le Pape François...deux exemples.



Mes yeux distinguent les hommes sûrs du pays...

Il leur téléphone comme a des ministres d'état alors qu'ils ne sont que des inconnus lambda sans " followers " sur tweeter, sans compte en banque et encore moins à l'IOR, sans grades académiques respectables... Le Pape François a une prédilection pour les humbles. Et le discernement ( normal, il est Jésuite!) pour voir les humbles que les autres ne voient pas. " Mes yeux distinguent les hommes sûrs du pays" dit le psaume 100.

Comment les repère-t'il? 

Le Jésuite qui n'avait pas encore été canonisé.

Il l'a élevé sur les autels pour son propre anniversaire, cela valait le coup d'attendre quelques siècles de plus que ses compagnons, les premiers Jésuites. Voilà que Saint Pierre Favre se trouve humblement rétabli parmi ses pairs tous canonisés. Un Français, comme nous l'écrivions dans notre article, qui joue un rôle humble, discret et efficace comme seuls savent l'être les Jésuites, pour la conversion de la France.

Le confesseur qui donna au Pape François " la moitié de sa miséricorde" ( en plus de sa croix volée).

L’anecdote suivant est racontée par le Pape François lui-même ( source Zenit ) et mérite le détour loin du star système, nous voici dans le " miséricorde système". Elle fait réfléchir profondément sur comment Dieu élève les humbles à l'heure voulue et par les moyens qu'Il a choisis. Ici, un futur pape qui vole une croix et reçoit une grâce...qui sera pour le monde entier. Et un humble confesseur dont la sainteté devait être immense, puisqu'elle représente la " moitié de la miséricorde" du Pape François spécialement envers les prêtres. On pense aux prêtres innombrables qui confessent le peuple de Dieu dans l'anonymat loin des plateaux de télévision, des ventes de dvd et des recettes-techniques-analyses...et on les bénit ! Voici le récit :

"À Buenos Aires – je parle d’un autre prêtre – il y avait un confesseur connu : c’était un prêtre du Saint-Sacrement. Presque tous les prêtres se confessaient à lui. Quand, une des deux fois où il est venu, Jean-Paul II a demandé un confesseur, à la nonciature, il est allé le voir. Il est âgé, très âgé… Il a été provincial de son Ordre, professeur, mais toujours confesseur, toujours. Et il y avait toujours la queue, dans l’église du Saint-Sacrement. À cette époque, j’étais vicaire général et j’habitais à la curie et tous les matins, tôt, je descendais au fax pour voir s’il y avait quelque chose. Et le matin de Pâques, j’ai lu un fax du supérieur de la communauté : « Hier, une demi-heure avant la veillée pascale, le père Aristi est mort, à 94 ou 96 ans. L’enterrement aura lieu tel jour… » Et le matin de Pâques, je devais aller prendre le repas avec les prêtres de la maison de retraite – je le faisais en général à Pâques – et puis je me suis dit, ‘Après le repas j’irai à l’église’. C’était une grande église, très grande, avec une très belle crypte. Je suis descendu dans la crypte et il y avait le cercueil, et seulement deux petites vieilles qui priaient là, mais pas de fleurs… J’ai pensé : ‘Mais cet homme, qui a pardonné les péchés de tout le clergé de Buenos Aires, et les miens aussi, même pas une fleur…’. Je suis remonté et je suis allé chez un fleuriste – parce qu’à Buenos Aires, aux croisements des rues, il y a des fleuristes, dans les rues où il y a du monde – et j’ai acheté des fleurs, des roses… Et je suis revenu et j’ai commencé à bien arranger le cercueil avec les fleurs… Et j’ai regardé le chapelet, que j’avais à la main… Et aussitôt il m’est venu à l’esprit – ce voleur qui est en chacun de nous, non ? – et pendant que j’installais les fleurs, j’ai pris la croix du chapelet et en forçant un peu, je l’ai détachée. Et à ce moment, je l’ai regardé et j’ai dit : ‘Donne-moi la moitié de ta miséricorde’. J’ai senti quelque chose de fort qui m’a donné le courage de faire cela et de faire cette prière ! Et puis, cette croix, je l’ai mise ici, dans ma poche. Les chemises du pape n’ont pas de poches, mais je porte toujours sur moi une petite pochette en tissu et depuis ce jour-là, jusqu’à aujourd’hui, cette croix est avec moi. Et lorsqu’il me vient une pensée mauvaise contre quelqu’un, ma main se pose ici, toujours. Et je sens la grâce ! Je sens que cela me fait du bien. Tout le bien que fait l’exemple d’un prêtre miséricordieux, d’un prêtre qui s’approche des blessures…"
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